jeudi 30 juillet 2009

La fin...


Et voilà, c'est la fin. Nous sommes dimanche soir, je viens de prendre le bateau pour rejoindre le Cap Ferret à Arcachon, et j'ai parcouru les quelques kilomètres qui me séparaient de mon objectif.
Au final, j'aurais donc roulé 600 km en 5 jours, une belle performance pour moi. J'ai mal aux jambes et ... vous savez où !, mais ce n'est rien comparé au plaisir de voyager ainsi. S'il fallait demain en refaire autant, je partirai sans problèmes.
Voyager à vélo, c'est vraiment le top : on va assez vite pour ne pas s'ennuyer (120 km par jour en moyenne), et on va assez lentement et dans des coins assez reculés pour profiter des paysages et des gens rencontrés sur le chemin. C'est totalement écologique, particulièrement économique si on accepte une certaine rusticité (mais rien n'empêche une nuit en camping de temps en temps pour prendre une vraie douche. Moi je me satisfais d'un bain dans le Canal du Midi, mais je comprends que tout le monde ne puisse pas en faire autant !). Et puis c'est une activité sportive non traumatisante, progressive, et que l'on peut adapter à tous les niveaux de pratique. J'ai vu durant ces 5 jours beaucoup de cyclo-touristes, et notamment beaucoup de familles voyageant avec des enfants, parfois en bas-âge. Je vous le dis mes amis, réfléchissez bien avant de payer une fortune vos vacances à l'autre bout du monde, parfois quelques euros investis dans un vélo valent beaucoup plus qu'un gros chèque brûlé dans le moteur d'un avion...
Méditons là-dessus, et à bientôt pour de nouvelles aventures...

La Pointe du Cap Ferret



Alors là c'est vraiment magnifique... En arrière plan vous aurez bien sûr reconnu la Dune du Pyla...

Le Bassin d'Arcachon



C'est beau le Bassin... La piste cyclable qui en fait le tour n'en vaut pas forcément le détour elle, mais ça me permet de clore en beauté ce petit voyage...

Tuning



Et oui, moi aussi je fais du tuning sur mon vélo ! Avec de jolies fleurs... Nuit froide mais confortable malgré les moustiques, je pars ce matin avec 1 jour et demi d'avance. Du coup, je vais m'offrir, comme ça pour le fun, le tour du Bassin... Suis comme ça moi...
D'ici là m'attendent plus de 50km de lignes droites très très monotones, où je mettrais la tête dans le guidon pour rouler plus vite !

Dernier bivouac



Du beau et bon boulot ! Le hamac tendu entre 2 pins dans un coin de forêt désert, la bache sur le dessus (il va pleuvoir cette nuit, je le sens)... S'il n'y avait pas autant de moustiques (et s'il y avait une douche !), ce serait le paradis...

Dernière ligne droite


J'ai rejoint Bazas après une vingtaine de kilomètres de route vallonnée. Je m'écarte un peu de la ville par la piste cyclable et cherche un coin pour monter mon dernier bivouac... Il fait beau par alternance, car de gros nuages se montrent parfois.

La fin du canal



Eh oui, le Canal Latéral à la Garonne ne va pas jusqu'à Bordeaux, mais vient se jeter dans la Garonne à Castets en Dorthe, sa dernière écluse, près de Langon. C'est donc ici que je quitte l'eau pour la terre, et m'en va rejoindre mon Bassin d'Arcachon par la piste cyclable Bazas-Mios... Nous sommes samedi, il est 17h, j'ai plus d'un jour d'avance sur mon planning...

Pluie...


Faut juste savoir prendre son temps. La pluie n'empêche pas d'avancer, mais une pause sous un pont est la bien venue quand l'averse arrive...

"Le boat"


C'est LE bateau typique des canaux. Mais croyez-moi, on va beaucoup plus vite à vélo, ça coûte moins cher et c'est très beaucoup plus mieux pour l'environnement.

Pause miam miam


Entre 2 averses, je me fais un vrai déjeuner. On est le roi du monde quand on peut s'installer comme ça, n'importe où, et se faire une vraie popotte comme à la maison... Ca parait pas comme ça, mais c'est vraiment très agréable. Voyagez mes amis !

Le pont-canal



Une sacré réalisation très, voire archi-tecturale !

Samedi matin



Fait froid ce matin ! Je me réveille en grelottant, sur mon béton froid et dur... Un bon thé à la menthe bien chaud pour se réchauffer, quelques biscuits trempés dedans pour le moral, une banane et des fruits secs pour l'énergie, et on repart. Avouez tout-de-même que c'est beau, et encore plus avec cette légère brume à la surface de l'eau... Et au passage, vous reconnaissez la photo affichée dans mon profil.

Ma maison d'un soir





Après cette rude journée (pas mal de pluie, mais surtout beaucoup de vent, et toujours de face ! Mais c'est normal : "Le vent est la glu qui anéantit les efforts du vélocypédiste et par un étrange processus - tirant peut-être son origine d'évènements mythologiques - le vent souffle toujours contre le cycliste. Et quand celui-ci fait demi-tour, le vent lui-même change de direction. Et lorsque 2 cyclistes se croisent sur une route, chacun sait qu'il remonte le vent..." [Sylvain TESSON, Carnets d'Aventures, hors-série spécial Voyager à vélo]), je suis bien content de faire étape à l'ecluse de Saint-Christophe, où je trouve un abri. Une petite pièce désaffectée, sale et minuscule, mais abritée du vent et de la pluie. Je dors à même le béton (pas de tapis de sol), j'ai froid (pas de duvet !), mais c'est le jeu...

Le guide




Voici les panneaux qui me guident depuis mon départ. Je l'ai dit et le redis, le parcours est franchement bien indiqué (bon sauf à Toulouse !), et est accessible au plus grand nombre car très plat. Alors plus d'hésitations, prenez un vieux vélo, un porte-bagage, des sacoches, et en avant !

Castelsarrasin


Alternance de pluie et de soleil, on garde le sourire.

Pluie...


La pluie, ça n'a jamais empêché de rouler... Ni de rigoler d'ailleurs ! Merci quand même l'Armée française pour son matériel efficace bien qu'un peu lourd (mais costaud !).

Vincent







Une sympathique rencontre, Vincent, Torpille et ???, qui tracte sa charette. Partis de Suisse il y a 3 ans (!!!), ils "espèrent" arriver en Bretagne... Bonne route à vous 3 les amis, et merci d'avoir pris le temps de discuter un bon quart d'heure avec un vulgaire cycliste comme moi...

Et en plus, Vincent, j'adore ton style, très classe !




Il est beau mon vélo, hein ! Propriété d'une très bonne amie, Sophie, je ne l'ai pas payé. J'ai juste dépensé une cinquantaine d'euros pour le remettre en état (pneus, freins, lumières, pouet pouet...), j'ai récupéré une belle selle sur mon ancien VTT, acheté un porte-bagages et des sacoches quasiment 1er prix à Décathlon, un vieux sac-à-dos dessus, et on obtient un super vélo de bourlingue, pour pas cher. Pas besoin d'acheter le top du top (un vélo type Randonneuse à 3000€) pour voyager, je l'ai dit, le plus dur est de se lancer.
PS : la mascotte de ce voyage est une petite girafe, baptisée Galinette (et qui donnera son nom au vélo, bien que parfois je le surnomme Parki, parce que chargé, il a tendance à beaucoup trembler du guidon, comme atteint de la maladie de Parkinson !), qui m'a déjà accompagné l'année dernière avec Pistifor au Cap Nord...

Le Canal Latéral à la Garonne



A y est, on y est... Je retrouve avec joie le calme du canal. Fait pas bien beau ni chaud, la piste est un peu monotone, mais on est là (la galinette et moi), et c'est bien là le plus important.

De la belle route à camions...



Petite erreur topo, mauvaises indications ? Toujours est-il qu'à la sortie de Toulouse je devais quitter le Canal du Midi pour rejoindre le Canal Latéral à la Garonne, mais en fait ça ne s'est pas passé tout-à-fait comme ça. Je ne trouve pas le dit-canal, et me retrouve un peu perdu à Blagnac. Qu'à cela ne tienne, je vais rejoindre Grenade par la route, il n'y a que 20 km, c'est bon. Sauf que ces 20 km sont essentiellement de la route à camions, qui roulent vite. Pas de piste cyclable, pluie, vent, les conditions sont optimales ! Je mets la lumière arrière, mais j'ai la flemme de mettre le gilet de sécurité (pas bien ! En plus je ne l'ai pas emmené pour faire joli, mais bien pour des moments comme celui-ci !). Une fois arrivé à Grenade, je passe à l'office du tourisme pour récupérer une carte du coin (je trouve une super carte des pistes cyclables !), et l'hôtesse me confirme que la route que j'ai prise était dangereuse à vélo. Merci du renseignement !

Vendredi matin, sous la pluie...


Gros orages sur plus de la moitié de la France cette nuit, je suis bien content d'avoir dormi à l'abri ! Ce matin, ciel plus que maussade, alternance de pluie et de ciel bien gris, mais c'est le jeu, et ne me dérange pas plus que ça... Fouette cocher, il ne te reste plus que 250 km ! Il est 9h quand je donne mes premiers coups de pédales. Ah tiens, j'avais oublié que, malgré ma selle confort, mon pauvre postérieur était toujours douloureux...

Toulouse



Eh ouais les gars, il est 16h15 et je suis déjà à Toulouse ! J'ai plutôt bien roulé, je suis content de moi... J'ai un peu mal aux jambes, beaucoups aux fesses, mais le moral est en haut, tout comme le soleil qui cogne fort. Une petite soirée tranquille chez Greg, surtout une bonne réhydratation (je vais m'enfiler plus d'1 L de coca bien frais en arrivant !), et demain ça repart...

Plutôt pas mal hein !


Le Canal du Midi, juste avant Toulouse... No comment...

Le parcours


Eh oui le parcours du Canal du Midi est franchement bien conçu, indiqué, et entretenu. Et à environ 20 km de Castelnaudary je retrouve une vraie piste cyclable en béton qui roule très bien. Ca me change des chemins parfois cassants de la veille (où ornières, cailloux mais surtout racines nous ralentissaient beaucoup).

Castelnaudary


Waouh !!! Il est 12h30 et je suis déjà à Castelnaudary ! Je fais du 20 km/h de moyenne, je roule beaucoup plus vite que mes estimations. Tant mieux ! Faut dire que j'ai un vélo qui roule du feu de dieu,. Merci Sophie (c'est son vélo !) pour ta galinette (c'est le nom du vélo... L'explication un peu plus loin).

L'abandon


Manque de préparation, mauvais jour, pas de chance... Peu importe, le tout est de se faire plaisir, et force est de constater que Greg n'était pas "en cannes", ne se faisait pas plaisir. Alors la décision est prise, il finit le trajet en train... A ce soir mon ami, n'oublie pas de mettre du coca au frais et de me préparer de bonnes pâtes ! Il est 10h, je suis encore à 105 km de Toulouse, j'estime mon heure d'arrivée entre 18 et 19h...

Carcassonne



Jeudi matin, 9h, arrivée aux portes de Carcassonne, après 80 km depuis Narbonne. Il fait beau, déjà chaud, les jambes commencent à souffrir, mais certainement pas autant que les fesses ! Aie aie aie, ça fait mal !!!

Bivouac à Trèbes


Le matin... On a bien dormi, normal on dort toujours bien sur ma fidèle bache-cam. Et pas de

dérangement dans la nuit. Alors pas de près de Trèbes, ok, mais à moins de 5 km ça passe largement !

La pause du soir


Après une rude journée, on s'arrête à une petite vingtaine de kilomètres de Carcassonne, près de Trèbes. "Pas trop près de Trèbes !" nous conseillera un autre cyclo-touriste, qui visiblement a peur de se faire agresser dans la nuit. Mais moi j'ai un ceinture noire de judo à mes côtés, et un pouet pouet qui fait du bruit, alors j'ai pas peur...
PS: au passage, notez la magnifique marque de bronzage sur le front de Greg, causée par sa casquette. La classe ! Désolé Greg, mais celle-là j'étais obligé de la mettre !