jeudi 22 juillet 2010

The end...

Et voilà, mon voyage s'achève... Je n'ai pas encore fait le compte des kilomètres parcourus (je n'ai pas de compteur), mais ça doit faire pas mal. Néanmoins, ce n'est pas le plus important : j'ai bien profité de ces quelques jours sur ma petite reine, j'ai traversé des paysages magnifiques, rencontré des gens sympas... Et tout ça pour pas bien cher ! Le cyclotourisme, c'est vraiment le top...


PS: mon vélo, une fois dénudé. Un bon VTT, moyenne gamme, plus de 10 ans, pas franchement fait pour le voyage, pas plus de 150€ de préparation, mais qui convient très bien.
Alors, quand est-ce que vous partez ?

Le Vercors par les Gorges d'Engins


Second passage dans le Vercors, dernier col... L'après-midi se termine, le soleil brille, l'air est doux (bien qu'encore un peu chaud), l'atmosphère est très paisible. Je force un peu sur mes pattes (de poulet !) pour arriver à Seyssins avant la nuit, et finis les 8 derniers kilomètres entre Lans et St-Nizier en à peine plus de 20 minutes, pas mal !

Le Drac

De Voreppe, je rejoins une piste cyclable longeant le Drac. Je vais la suivre sur quelques kilomètres avant de la quitter, direction ... le Vercors ! Eh oui, une 2ème fois ! J'ai en effet décidé de rentrer à la maison ce soir : j'ai terminé ma boucle autour de Grenoble et le temps devrait se dégrader dès demain, alors il est temps de s'arrêter. Ma montre-altimètre m'indique que j'en suis à presque 9000m de dénivelé positif depuis mon départ. Alors je vais clore ce voyage en montant une dernière fois dans le Vercors, histoire de franchir la barre des 10 000m...
Sur la photo, on voit : mon vélo (ah bon ?), le Drac, et le Massif de la Chartreuse en arrière plan.

Le col de la Placette et retour dans la vallée


J'ai finalement quitté assez rapidement la Chartreuse, un peu à regret parce que c'est vraiment un coin sympa. Les alpages tels qu'on peut se les imaginer... Du coup, je rejoins à Saint-Laurent du Pont la vallée ramenant à Grenoble. Je me retrouve, en pleine après-midi torride, sur une route très fréquentée, avec pas mal de camions. Ca va durer plus d'une heure, passer par le Col de la Placette, et c'est certainement la pire heure de ce voyage...

Mardi 20 : le Col du Coq


Encore un gros col que celui du Coq. Porte d'entrée pour moi dans le Massif de la Chartreuse, il contourne la fameuse Dent de Crolles. De belles rencontres au cours de cette montée, où quelques cyclistes me doublent, me regardent, discutent plusieurs minutes et continuent leur route en m'encourageant et me disant que j'ai beaucoup de mérite... Merci merci...
Au passage, je fais une petite erreur de topo en montant, et loupe un virage à gauche. Je visite Saint-Pancrasse avant de me rendre compte que ça descend alors que je devrais monter. Demi-tour...

LE bivouac...

Est-il besoin de rajouter quelque chose ?...

Grenoble puis le plan d'eau du Bois Bâtie

Après ma descente de Chamrousse, je fais un petit crochet par Grenoble, et un magasin auquel je pense depuis quelques temps, l'Espace Montagne. Objectif : acheter un petit panneau solaire pour recharger la journée, en roulant, mon téléphone (autrement dit, mon appareil photo). C'est en effet assez contraignant d'être limité par l'autonomie de la batterie, ne pas pouvoir écouter de musique, parfois ne plus pouvoir faire de photos, être obligé de "squatter" dans un bar ou un camping pour brancher le chargeur. Alors j'investis une centaine d'euros dans un petit panneau, souple, équipé de toute la connectique (différentes marques de téléphones, Iphone, mp3, appareil photo...) et d'une batterie auxilliaire. Ainsi le jour je recharge la-dite batterie, et je peux, apparemment, recharger jusqu'à 2 fois mon téléphone uniquement à partir de cette batterie. Pratique !
Après ce petit passage dans la civilisation (avec ses routes où les camions roulent vite, aïe aïe aïe), je prends la piste cyclable longeant l'Isère pour me rendre à une base de loisirs repérée sur ma carte, où il y aurait visiblement une plage où on peut nager. Mais en arrivant là-bas, il se trouve que l'entrée de cette base est payante ! Mais je fais le tour des petits "lacs" (en fait d'anciens méandres de l'Isère), et réussis à trouver un petit coin sympa autour du lac réservé au ski nautique, et interdit à la baignade. Mais pas mal de gens sont dans l'eau, alors pas de scrupules !


Au passage, notez qu'une chambre à air est démontée à côté du vélo. Eh oui, ma première crevaison !

Avouez que l'endroit a du charme !

Mon tableau de bord

Voici ce que je vois depuis mon guidon. Bien pratique le porte-carte, qui permet de faire sa topo tout en roulant... (photo prise en roulant, pendant la descente de Chamrousse)

Lundi 19 : Chamrousse par le Col du Luitel

Le Col du Luitel, Massif de Belledonne... En préparant ce voyage, je ne me sentais pas capable d'y passer. Et puis, après le Sénépy, je me crois prêt à tout faire ! Alors je le tente, j'en ch**, mais ça passe...


Je m'offre le petit extra, non prévu au programme, de monter jusqu'à Chamrousse.

En arrière plan, la Croix de Chamrousse, à plus de 2250m (ici je ne suis "qu'à" 1750m).

Séchilienne

Descente sur Séchilienne. Je projette de bivouaquer quelque part dans la descente, avec toujours le soucis de pouvoir me laver. Je galère vraiment avant d'arriver presqu'en bas de la descente, où je pense trouver mon bonheur du côté de Saint-Barthélémy de Séchilienne. Je me lave dans un petit ruisseau, mange et installe mon hamac. Beaucoup de moustiques, mais c'est le jeu. Seulement voilà, vers 23h, alors que la nuit est déjà bien tombée, de gros rochers tombent et roulent à proximité de moi. Panique ! Je lève le camp en urgence, c'est assez effrayant d'entendre ce bruit sans voir vraiment ce qui se passe. J'atterris au centre de Séchilienne, mauvais plan ! Et puis, comme souvent en faisant les choses un peu à l'arrache, je me pose dans un tout petit coin d'herbe contre un barrière, et vais passer une excellente nuit...


Le Massif des Ecrins et le col de la Morte

Traversée rapide des Ecrins par un faux plat montant mais bien roulant.


Arrivée à l'Alpe du Grand Serre. Je fais quelques courses (j'ai désormais compris la tactique : je m'allège au niveau nourriture et eau pour monter, et fais le plein en haut. Pas bête hein !), et fais même une bonne affaire : en achetant un melon, je remarque qu'il y en a pas mal qui sont pourris. J'en parle au gérant de la supérette, qui va immédiatement vérifier, et commence à les jeter. Je lui propose de les acheter s'il me fait un prix. Je me retrouve donc à acheter 3 gros melons pour 3€ (3€/pièce à l'origine). Je suis content de mon affaire, et encore plus de ne pas les avoir achetés avant de monter !

Le Col de la Morte, qui me fait quitter les Ecrins.

Le col de Malissol

Toujours dimanche... Le Sénépy m'a donné des ailes, je me suis fait particulièrement plaisir en le descendant (ah les belles pistes du col du Sénépy !), alors après un rapide passage à La Mure pour faire le plein d'eau et d'énergie (je recharge mon téléphone dans un bar, et en profite donc pour m'offrir un bon Coca bien frais), je prends la direction du Massif des Ecrins par Nantes-en-Ratier et le Col de Malissol. Bein, ça continue de grimper, mais ça roule, j'ai la forme, alors tout va bien...

Le Sénépy




A l'origine, je ne devais que contourner le Sénépy et basculer de l'autre côté, vers La Mure. Et puis en fait, pris dans mon élan, en forme et motivé, je décide de tenter son ascension (enfin je parle d'ascension, mais ce n'est pas de l'alpinisme non plus ! C'est un petit sommet d'alpage, mais a priori réservé aux randonneurs, très difficile en vélo, alors avec un vélo de 50 kg...). Ce fut particulièrement rude, le chemin devenant de plus en plus étroit, et la dernière partie se termine par des ornières étroites et profondes, impossible d'y pédaler (quand ce ne sont pas les sacoches, ce sont carrément les pédales qui touchent les côtés). Je finis donc par pousser le vélo sur plus d'1 km, une épreuve en soi ! Mais ça valait le coup...





1769m d'altitude... Plus de 1300m de dénivelé depuis le lac...

Dimanche 18, la Corniche du Drac


La passerelle du Drac...

Au niveau du barrage d'Avignonet...
Après une très bonne nuit, j'emprunte ce très bel itinéraire, la Corniche du Drac. Objectif : arriver à proximité du sommet Sénépy.

La plage de Savel


Quelle déception ! Arrivée sur la plage de Savel, de grands panneaux annoncent "Baignade interdite - Camping sauvage interdit"... Un camping est visiblement propriétaire (?!?) des lieux. Je vais à la réception pour demander si je peux accrocher mon hamac ou poser ma bache quelque part, pour pas cher. La gérante me fait un prix d'ami en me laissant entrer pour 10€. Je lui dis que je n'ai pas l'intention de payer pour dormir, et qu'en toute franchise, je vais faire du camping sauvage dans les bois et me baigner dans le lac. Je quitte ce camping un peu énervé : il commence à être tard, j'ai dû descendre pour venir sur cette plage et je n'ai pas franchement envie de tout remonter ce soir. Je trouve finalement le spot idéal, à 5 minutes du lac, complètement caché de la route... J'installe le hamac, vais me baigner un ptit coup, et je serais en fin de compte assez content de ne pas être englué dans l'ambiance de camping, avec notamment son lot de musique trop forte que j'entends de là où je suis. J'ai bien fait de ne pas céder à cette gérante !

Du col de Menée au lac de Monteynard

La descente vers Chichilianne, avec en arrière plan et la tête dans les nuages, le Mont Aiguille, le sommet le plus caractéristique du Vercors.






L'arrivée sur les rives du Lac de Monteynard, par Mayres-Savel. Je connais bien ce lac pour y être allé plusieurs fois, mais toujours de l'autre côté. J'attends beaucoup de ce bivouac, je pense trouver un petit coin de paradis, le lac, la forêt...

Samedi 17 : le col de Menée


C'est rare mais j'ai l'impression qu'on ressent un peu le pourcentage de la côte sur la première photo non ? Bref, après une bonne nuit, je reprens ma route : Châtillon-en-Diois, puis le col de la Menée. Bon, ça monte dur, du coup je roule assez lentement. Mais finalement, je monte relativement facilement, et seul le vélo me permet cette vitesse : pas trop vite (le temps de regarder et d'apprécier le paysage, de prendre des photos...), pas trop lent (pas de lassitude, de grandes distances peuvent être avalées).

Le Diois


Après la vertigineuse descente du Rousset, j'arrive dans le Diois. Après Die je longe la Drôme, et je découvre que beaucoup de gens s'y baignent : l'eau est turquoise, visiblement bonne, il y a un peu de courant. Alors, même s'il est un peu tôt (vers 16h), je décide de m'arrêter, pour me rafraichir, me laver (au savon de Marseille naturel bien sûr), faire un brin de lessive (idem), et passer la nuit. Je m'installe dans un ancien centre de vacance de la RATP, apparemment abandonné (bon, je franchis quand même une belle barrière, pardon monsieur RATP !). Un bivouac idéal : de la bonne herbe moelleuse, des sapins donnant de l'ombre, la Drôme à seulement quelques mètres, c'est le top !

Le col de Rousset


Bon d'accord, j'arrive à ce col par le côté le plus facile, puisque déjà sur les plateaux du Vercors. Son ascension n'est donc pas une victoire en soi. M'enfin j'ai l'impression que c'est un col très connu, à en juger par le nombre de motards et de cyclistes que j'y croise. Alors ça vaut bien des ptites photos souvenirs...
Sa descente (assez rapide ! Dommage je n'ai pas de compteur de vitesse, mais je pense que j'ai dû avoisiner les 60 voire 70 km/h !) marque mon départ du Vercors.

Le col de Saint-Alexis

Comment vous dire ? Il fait chaud, très chaud, la route monte, très beaucoup... C'est dur ! Je me motive en me disant que, si ça monte beaucoup, c'est qu'à un moment ou un autre, ça va descendre beaucoup !

Tuning...


C'est presqu'une tradition, je "tune" mon vélo... J'avais pensé un moment mettre un gros aileron à l'arrière, un guidon en moumoute, et un autocollant "The Bike Touch...", mais finalement les fleurs c'était moins cher...

Vendredi 16, les Plateaux du Vercors

Après Lans, la route est toute droite, entourée de montagnes. C'est calme, magnifique, il ne fait pas encore trop chaud. C'que c'est bon de voyager à vélo !


A la sortie de Villars de Lans, je quitte la route principale pour une petite grimpette dans les sapins. Je me fais doubler par un gars en vélo de route, qui restera une dizaine de minutes avec moi, comme ça, pour discuter. Il est assez impressionné de me voir passer ici avec mon gros vélo.


Passage dans la Drôme par une magnifique route serpentant dans la forêt de sapins...